Phares de la mer d'Iroise

Les phares "enfer"

Les gardiens de phare eux-mêmes ont classé les phares en 3 catégories par analogie à la représentation religieuse, et en référence à la difficulté des conditions de vie à bord de ces phares : les phares "enfer" sont au nombre de 6 en mer d'Iroise, il s'ag
Le phare de la Jument, vu depuis la passe de Nividic (Ouessant)
Excursions à Sein et Raz de Sein
Le phare de La Vieille, proche de la Pointe du Raz, mais soumis à des tempêtes terribles.

Les gardiens de phare ont classé les phares en trois catégories par analogie à la représentation religieuse, et en référence à la difficulté des conditions de vie : les phares "enfer" sont au nombre de six en mer d'Iroise. Il s'agit de La Jument, Kéréon (proches de Ouessant), Les Pierres Noires (sud de Molène) et son jumeau Le Four (à la limite de la Manche), enfin Armen et la Vieille (aux abords de Sein).

"Les Phares et Balises" assurent la maintenance des phares.
Le phare d'Armen, la pilotine des Phares et Balises approche par beau temps .

Par beau temps, l'approche est plus facile, l'entretien est fait par  les Phares et  Balises, mais autrefois la relève des gardiens pouvait s'avérer périlleuse et devait parfois être reportée à cause des tempêtes, obligeant ces hommes à séjourner des périodes extrêmement longues. Il est arrivé que des gardiens soient bloqués plus de 100 jours à Armen, le phare, baptisé "l'enfer des enfers"...

Kéréon balise le passage du Fromveur à Ouessant.
Le phare de Kéréon, baptisé le "Palace", pour sa construction et la décoration intérieure.

La construction des phares en mer a nécessité des prouesses de la part des ingénieurs et beaucoup de courage de la part des ouvriers, le plus souvent des marins-pêcheurs locaux. Par opposition, les phares sur les îles, où la vie était plus facile, étaient nommés "purgatoire" ; enfin les phares à terre, étaient appelés "paradis", car il était possible de se ravitailler, de vivre avec sa famille et la relève était assurée...


Excursions nautiques, faune, flore, phares au départ du Conquet
Le phare des Pierres Noires

La plupart des phares de la mer d'Iroise ont été construits avec des moëllons de Kersanton, une pierre réputée pour sa densité supérieure au granit, ce qui diminue sa porosité. La maçonnerie a été rendue possible avec l'apparition du ciment Parker-Medina à prise très rapide qui pouvait se maçonner à l'eau de mer. Des trous étaient creusés dans le roche pour implanter des goujons de fer (environ 6cm de diamètre) qui servaient d'emprise pour la base. Les phares implantés sur des îlots, comme les Pierres Noires,  étaient plus faciles à construire que ceux implantés sur des roches isolées (Jument, Armen).

La durée moyenne de construction était de 3 à 4 ans, celle de la Jument a été 7 ans , celle d'Armen 14 ans...

2 commentaires

Les phoques en mer d'Iroise


Le phoque gris

 

 

 

 

La mer d'Iroise, qui s'étend de l’archipel de Molène à la Chaussée de Sein, est parmi les derniers sites marins sauvages en France.

Son milieu naturel est favorable au phoque gris (Halichoerus grypus) et on y trouve la plus importante population de France.

Le Parc Naturel Marin d’Iroise a recensé plus de 250 individus en période hivernale.

Ce nombre diminue légèrement en période estivale.

Il faut de l'eau fraîche

Le phoque gris vit dans des eaux dont la température est inférieure à 16°C. L’archipel de Molène grâce aux courants froids sous-marins qui la baignent, est en France l’implantation la plus méridionale de cette espèce (à quelques exceptions comme le petit archipel des Etocs à Penmarc’h). 

Il faut des rochers

Aux heures de marée basse, il se repose sur les roches découvertes, bien nommées « reposoirs », c'est le moment le plus facile pour l'observer, somnolant au soleil. L'animal se nourrit de poissons et chasse essentiellement la nuit.    


0 commentaires